Barbra fête ses 50 ans de carrière cette année. Officiellement le 1er octobre, date anniversaire de la signature de son 1er contrat avec la maison Columbia Records en 1962. Dans les faits, Barbra gagnait sa vie en chantant dans les Clubs à New York depuis 1960. Chose rarissime dans l'édition musicale, Barbra n'a jamais changé de label. Ces 50 ans de contrat représentent à ce jour la plus longue collaboration artistique entre une maison de disque et un artiste dans l'histoire du disque. Ce contrat, négocié par Marty Erlichman (rencontré l'année d'avant) pour le compte de Barbra, stipulait qu'elle renonçait à son cachet à l'enregistrement pour uniquement toucher un pourcentage sur la vente de ses disques. En contrepartie, elle obtenait le contrôle artistique sur le disque, choisissant ce qu'elle souhaitait enregistrer et décidant du contenu final. Il me semble avoir lu que ce fut le premier contrat de ce type dans le show biz. Encore un label Streisand ! 
Goddard Lieberson, Président de Columbia Records, "signe" Streisand (excusez l'anglicisme ! ) le 1er octobre 1962. Sur cette période, je vous conseille la lecture de la page de Matt Howe de Barbra Archives http://barbra-archives.com/record/albums/rca_demos.html#e
50 années s'en sont suivies, où ni Barbra ni Columbia n'ont eu à se plaindre des termes de l'accord initial, 50 ans durant lesquels Barbra a constitué un catalogue discographique parmi les plus riches de l'histoire du disque. Parallèlement aussi, une carrière au cinéma, d'abord marquée par des films mythiques, dans le crépuscule flamboyant du Grand Hollywood et des grands "musicals" ("Funny Firl" et "Hello Dolly"), puis jalonnée de films cultes qui ont marqué leur époque dans des styles aussi divers que "What's Up Doc" , "The Way We Were", et "A Star Is Born" faisant d'elle la plus grande star de cinéma féminine des années 1970, jusqu'à l'accomplissement "Yentl" où passant derrière la caméra, elle transforme la nouvelle d'Isaac Bashevis Singer en manifeste féministe (et au delà encore, à mon avis) et revisite le genre du film musical, en intégrant totalement les chansons à l'action du film et en déplacant la plus grande part de celle-ci dans la tête du personnage principal. Le chant comme un prolongement de la pensée, une invention de Streisand dans le genre du film musical.
Fin février sortira aux USA un livre intitulé "Barbra : A Retrospective" (voir notamment, en pré-commande sur www.amazon.fr ). Comment faire le tour de cette immense artiste ? C'est la question que je me pose. Streisand, il me semble que c'est un peu comme Picasso, ça s'appréhende par périodes et on y trouve toujours quelque chose de nouveau chaque fois que l'on y replonge. Elles sont toutes essentielles, passionnantes et belles, mais il y en a une pour laquelle on a un faible.
Moi, c'est ma Barbra des Seventies.
Et vous, quelle est votre période préférée ? Quelle est votre Barbra ? Celle qui vous touche le plus, qui vous atteint chaque fois depuis des années avec la même force, qui vous transporte et vous fait vous dire "aucun chant ne me fera jamais vibrer comme celui là ?"
Maryline
